Azalaïs

Azalaïs est issu de l'ensemble Tard-Quand-Dîne, qui explore depuis 1995 les chants de troubadours et la musique traditionnelle, en les revisitant d'une interprétation passionnée et d'une instrumentation moderne.
Il est dirigé par Céline Magrini, docteur de l'Université de Provence, spécialiste de la langue et de la littérature provençales, chanteuse et conférencière, ainsi que par Vincent Magrini, son frère, musicien, compositeur, interprète.
Bienvenue dans ce blog destiné à présenter les diverses prestations, concerts et spectacles de l'ensemble Azalaïs.


Concert en Hommage à Eric Barnichon.
 

     Le même concert, transporté au Chateau de Grozon en Ardèche, et auquel se sont joints Maria Zaharia (violon) et Eric Jacquin (accordéon)








            L'ensemble Azalaïs propose plusieurs formules de concerts, en duo (Céline, chant / Vincent, chant, guitare et guitariole), ou en formation de 3 à 4 musiciens. Le répertoire, qui s'adapte en fonction du public et de la demande, est essentiellement méridional : chansons traditionnelles et médiévales en français, italien, provençal, catalan, espagnol et latin.








La novia, chanson séfarade

Recherche d'autres artistes comme Azalaïs sur Myspace Music

CONCERT AZALAÏS

Chansons de femmes des XIIe et XIIIe siècles

En Languedoc, au XIIIe siècle, une femme peut hériter d’un fief, et se retrouver, comme un homme, à la tête d’un ou plusieurs castels, de quelques villages et de leurs terres, d’une poignée d’hommes d’armes.
Peut-être, qui sait, fut-ce le cas de Na Castelloza (née vers 1200), dame châtelaine d’Oza, en Cantal. En ce temps-là, le midi de la France connaît l’apogée d’un art qui y a pris naissance et qui rayonne désormais sur toute l’Europe : l’art des troubadours. L’art du trobar est l’art de trouver des «sons», dans les mots et dans les notes, et de ciseler une poésie fine, complexe, travaillée, cherchant à exprimer toutes les subtilités des émotions humaines et de cette langue romane qui vient de naître.
Na Castelloza, comme beaucoup de femmes nobles et lettrées, devait être de celles qui encouragèrent cet art qui inventait pour les siècles à venir l’amour courtois, certes, mais aussi une poésie non narrative, dédiée au «je» et à l’introspection. Elle écrit, elle aussi, elle est trobairitz, une «trouveuse»..., et elle se sert de sa chanson pour s’adresser à celui qu’elle aime : «Mout avetz fa lonc estage», «Vous êtes resté trop longtemps absent, cela m’est rude et sauvage, car je vous ai aimé de toute mon âme dès que pour la première fois j’ai eu le bonheur de vous voir. Or je sais que c’est folie, car vous me rendez mal pour bien : vous aimer ne m’apporte rien…. Et j’aurai donné un bien mauvais exemple aux autres dames amoureuses, car, d’ordinaire, ce sont les hommes qui font de telles déclarations, en mots triés et choisis. Eh bien, quant à moi, il me convient d’agir ainsi, et je le fais.»


Céline Magrini, voix
Vincent Magrini, guitariole, percussions, voix
Maria Zaharia, vièle à archet, rebec
Pascal Hoyer, luth-guitare, guitare classique


 EXTRAITS  :
http://www.myspace.com/ensembleazalais/music/songs